Édito du 23/07/2000 : Le point sur l'acquisition vidéo
L'édito
Le point sur l'acquisition vidéo
Pour ceux qui fréquentent régulièrment notre site, et je les en remercie, je suis plus spécialisé dans l'acquisition vidéo que dans la partie 3D. Je vais donc faire un tour d'horizon de ce qui existe aujourd'hui au niveau matériel uniquement. On peut distinguer deux catégories de cartes : les dediées et celles qui se combinent aux cartes 3D.
Je vais d'abord définir quelques termes techniques pour que vous compreniez tous ce que je raconte !
codec : un codec est en fait un compresseur (un peu comme winzip) sauf qu'il agit seulement sur les fichiers *.avi. En effet, lorsqu'il n'est pas compressé, un fichier avi est illisible car les disques dur actuels ne supporteraient pas la charge en lecture. Chaque codec est donc propriétaire d'un fabricant et il en existe environ une dizaine sur le marché !
compression hardware : ici c'est la carte qui compresse le fichier avi grâce à des puces intégrées. Ce fichier ne peut être lu que si la carte d'acquisition est installé dans le PC, car ce n'est pas le processeur qui la décompresse mais elle même.
compression software : ici tout repose sur le cpu. Bien sûr, plus le cpu est puissant et plus la qualité de la compression sera meilleure.
Les cartes d'acquisition dédiées
L'entrée de gamme des cartes d'acquisition dédiées commence par les cartes télé. En général elles sont accompagnées d'un bon tuner mais la partie acquisition passe au second plan. Elles permettent la plupart du temp d'acquerir en 1/2 Pal c'est-à-dire en 352x288. La compression est en général hardware mais si vous disposez d'un 300Mhz votre processeur central peut largement le faire. Le codec utilisé est du Indeo Video 5.1, format provenant de chez Intel. Cela permet de bien découvrir ce qu'est la vidéo numérique. Leur prix avoisinent en général les 300-400F mais elles ne disposent pas de sortie vidéo pour par exemple les enregistrer sur casette vidéo ou les regarder sur un téléviseur.
On dispose aussi maintenant de cartes d'extensions comme par exemple la RAINBOW RUNNER pour les G200/G400. ATI a aussi sorti la sienne, la TV WONDER. Ces cartes sont munis d'un tuner et compressent en MJPEG pour la MATROX et en MPEG1 pour la TV WONDER. Le prix de la Matrox est de 1200F environ alors que la TV WONDER est bien moins chère, environ 500F. C'est une bonne idée d'upgrade mais quand on change de carte3D, on doit aussi de débarrasser de sa carte d'extension.
Ensuite viennent les cartes d'acquistion grand publique. La plus fameuse d'entre elle, pour ne pas la citer, est la MIRO DC10+. Elle utilise un codec qui a fait ses preuves a savoir le MJPEG. C'est la même forme de compression que sur les LPEG sauf que la carte les enchaîne. Ici la compression est toujours hardware et le taux d'acquisition peut varier de 500ko/s à 6Mo/s. Les disques dur actuels peuvent supporter sans peine ceci et la configuration minimale est aussi un P2 300Mhz avec 64 Mo. Le prix devient ici plus élevé, à savoir dans les environs de 1500F. Ces cartes disposent toutes d'une sortie vidéo mais qui est active seulement dans les logiciels tels que Media Player.
Pour fini avec les cartes dédiées, on va arriver aux cartes semi pro et professionnelles. Là, leur prix peuvent facilement monter au prix d'un PC. Je pense au MATROX RT2000 et MIRO DV600. Elle offre le support du standard des camescopes numériques, le format DV, et acquièrent en MPEG2 en temps réel. Inutile de dire qu'il vaut mieux être en SCSI et avoir beaucoup de mémoire. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet, le plus intérressant restant à venir.
Les combos acquisition/3D
De plus en plus de constructeurs proposent ces cartes. ATI a été le premier avec son ALL IN WONDER basée sur le fameux RAGE PRO. Asus l'a maintenant rejoint avec ses version Deluxe de ses TNT2, GEFORCE 256 et GEFORCE 2 GTS. On peut s'interroger sur le bien fondé de ces cartes car on le sait bien, une carte 3D est bien vite dépassée.
ATI : en ce moment, ATI commence à vraiment dominer l'acquisition grâce à sa RAGE 128 et RAGE 128 PRO ainsi que le Rage Theather. Les deux cartes concernées sont les RAGE FURY VIVO et ALL IN WONDER 128 PRO. Elles possèdent toutes les deux des codecs propriétaires mais elles permettent l'acquisition en MPEG1 et surtout MPEG2. Voilà la vraie révolution : obtenir une qualité d'enregistrement supérieure à la cassette vidéo traditioonnelle (VHS). Seulement il y a un hic et je dirais même un énorme. La compression est ici 1/2 software et 1/2 hardware. Il faut donc un gros CPU au moins un 700 d'après Philippe. Elles disposent de sorties vidéos toujours actives et décompressent le MPEG2 aussi en hardware. Niveau acquisition, on ne fait donc pas mieux aujourd'hui mais la partie 3D est quand même bien en dessus de son équivalent chez NVIDIA. Leurs prix s'échellonnent de 900 à 1900F.
Asus : vous pouvez lire le test de la V3800 basée sur le chipset TNT2. Asus n'a pas modifié une formule qui gagne et a donc conservé les mêmes puces pour les entrée sorties vidéo. En ce qui concerne les entrées, la qualité d'acquisition est comparable à celle de la DV10+. Par contre pour ce qui est des sorties elles sont uniquement activables depuis Windows, vous ne pourrez donc pas utiliser votre téléviseur comme moniteur principal. Reste que les ASUS sont toujours à la pointe de la 3D. En effet les GeForce 2 GTS Deluxe sont déjà disponibles, certes à un prix trés élevé. La meilleure version reste selon moi la V6800 deluxe (GeForce 256 DDR donc) très performant malgré l'arrivée de la GeForce 2 GTS.
Voilà un édito qui sort un peu de l'ordinaire. J'espère avoir été assez clair et avoir fait un tour assez objectif. Donc si la 3D n'est pas l'une de vos priorités, les VIVO/AIW PRO sont pour vous, par contre il est clair que les ASUS sont les meilleures pour les jeux. Si vous ne voulez pas vous embarrasser de 3D, la DC10+ est encore une bonne affaire malgré un prix assez élevé. Les cartes semi pro sont souvent livrées avec des logiciels de montages tels ADOBE PREMIERE mais ne sont pas destinées à nos petits portefeuilles ...
Tom
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Pages d'origine archivées : /articles/edito23072000.htm (2000)