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2000 - 2004, archive restaurée

Pinncale Studio DV

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I. Présentation

Pinnacle propose une large gamme de produits grands publics. On commence aujourd'hui avec la carte la plus économique de sa gamme : la Studio DV. Pinnacle (qui a racheté Miro) a été le premier constructeur a proposé une carte d'acquisition DV. Rivale directe de la DV-Action de Hercules, la Studio DV offre des caractéristiques très proches.

  • Carte PCI, 3 ports Firewire IEEE1394. (2 externes 1 interne)
  • PAL et NTSC
  • 720x576 à 25 images par seconde
  • Logiciel de capture et de montage Studio
  • Cable Firewire

Pour ceux qui ne savent pas de qu'est le DV, c'est tout simplement la forme numérique des camescopes traditionnels. Le mini DV (digital Video en anglais soit vidéo numérique) enregistre en numérique sans perte de qualité au cours du temps et des lectures successives. La plupart des camescopes disposent aussi de prise DV, I-link ou IEEE 1394, qui peuvent servir en entrée comme en sortie. Elles sont bien évidemment numériques, pour éviter toute perte ou détérioation de l'image.

Du point de vue physique, le PCB de la carte est vraiment minuscule (aussi large qu'un port pci) et sa forme n'est vraiment pas commune.
Je disposais pour ce test d'un camescope DV JVC débridé en DV-In.
L'installation sous Windows98 Millenium Edition n'a pas posé le moindre problème. Sous Windows2000, il faut par contre télécharger les derniers drivers ainsi que Directx8. En effet sans ces programmes, mon camescope était détecté en NTSC et non en PAL.. Il en est de même pour les camescopes Sharp. On m'a assuré par contre qu'avec les Sony ou Panasonic il n'y avait aucun problème. La suite de mon article parlera principalement du logiciel Studio, concurrent direct de Ulead VideoStudio 4.0SE.


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Pinnacle StudioDV

II. L'acquisition en DV

Le logiciel Studio

Studio est le logiciel de Pinnacle qui permet de faire de l'acquisition mais aussi de monter sa vidéo. Ce logiciel est clairement orienté vers les débutants. Les fonctions y sont très explicites. On n'a pas besoin de se plonger dans le manuel dès le premier lancement du logiciel. On va donc commencer par la partie acquisition.

La carte n'acquiert qu'en format DV (c'est à dire du 3.6Mo/s) en PAL ou NTSC et en plein écran. Le logiciel teste en premier la rapidité des disques durs. Un disque récent de 2 voire 3 ans suffira. De toute façon, l'acquisition en format DV prend énormément de place, environ 200Mo/min, il faudra donc des disques durs assez grands, donc récents si l'on veut mettre des durées conséquentes de vidéo.

L'interface est très simple. La norme DV, permet de contrôler à distance le camescope numérique. On peut donc le faire ici (cf. photo du dessus), sur l'image du camescope. Cette fonction a parfaitement fonctionné durant mon test ainsi que toutes les fonctions (lecture, pause, avance et marche arrière rapide). En cliquant sur paramétres, on obtient la boite de dialogue suivante.

On peut choisir la durée des scènes, en fonction de la vidéo, suivant un temps donné, ou selon notre propre désir. Mais le logiciel peux aussi déterminer par lui même les différentes scènes en temps réel. Cette fonction permet en fait de pré-découper sa vidéo. Le principal atout de celle-ci est de pouvoir facilement se repérer dans ses rushs, quand on veut faire des transitions par exemple.
La panneau à droite du camescope permet de configurer la destination du fichier video temporaire. En effet lors de l'acquisition, le fichier est mis temporairement sur un disque pour être ensuite retraité.
Dans le cadre juste au dessus, on visualise la vidéo, ainsi que le temps de film acquis, mais aussi le nombre d'images éventuellement perdues.

Paramètrage de l'édition

Il n'y a pas non plus de limite de temps d'acquisition tant que l'on dispose d'espace suffisant sur le disque dur. Les fichiers AVI peuvent aller jusqu'à 4Go, ce qui représente tout de même 20 minutes de film en continu. De plus, quand cette limite est dépassée, un autre fichier AVI est créé.

III. L'édition

On dispose d'un storyboard, constitué de mini scénettes. Il existe plusieurs interfaces :

  • une se composant des scènes,
  • une en fonction du temps avec les images video, puis en fonction du temps seul.

Les différentes interfaces

Une fois que toutes les vidéos se trouvent sur le disque dur, on s'attaque au montage. On y trouve les fonctions usuelles, on peut mettre des transitions, insérer des titres ainsi que des sons.

Les transitions

Un condensé des transitions

Elle sont très nombreuses et faciles à appliquer. On fait juste un glisser/coller entre les scènes pour obtenir une transition. Si l'on n'est pas satisfait du résultat obtenu, on peut modifier ces transitions en activant l'option 'boîte à outils" (image de droite) qui se trouve en haut à gauche du storyboard. On peut donc ensuite en modifier la durée, puis voir directement le résultat en temps réel, ou inverser la transition. C'est très simple mais efficace.


Prévisualisation des transitions

L'insertion de titres

Elle est aussi très aisée. On dispose de beaucoup de titres déjà prédéfinis. On peut ensuite les modifier avec Title DEKO, et voir le résultat final..

Les titres

L'insertion de pistes audios supplémentaires

Il y a des buitages, on peut aussi insérer des pistes audios issues d'un CD audio, ou même enregistrer sa propre voix pour faire des commentaires par exemple...Les fichiers supportés se limitent aux AVI et au WAV, le MP3 n'étant pas géré..

L'insertion de sons


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Pinnacle StudioDV

IV. L'exportation

Une fois que notre montage est fini, on peut donc passer à l'exportation. On peut soit choisir de renvoyer l'image vers la prise DV pour que le camescope serve alors de magnétoscope, mais il ne faut pas qu'il soit bridé en entrée. On peut aussi choisir de mettre le fichier final en AVI, MPEG2 ou en Real Player. Ce dernier format est plus particulièrement destiné à être diffusé sur Internet étant donné son taux de compression très élévé. Les possibilités sont donc nombreuses en ce qui concerne la création de fichiers, il faut noter qu'elle prend un certain temps pour l'AVI avec le CodeDV. Le débit de 200M/min va vite faire diminuer la place sur les disques durs !

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Avi

Mpeg

Real Video

Pour le Mpeg1, on dispose de plusieurs types de compressions. Il est regrettable tout de même que l'on ne puisse pas faire du mpeg2, le mpeg1 ici est limité au 384x288. De plus la compression est vraiment très longue, même sur un 800Mhz, pour un résultat assez médiocre. La version 1.1 de Studio devrait proposer le Mpeg2 comme format final.
En ce qui me concerne, la meilleure solution consiste donc à faire un rendu en AVI, puis de le compresser en Divx avec le programme VirtualDub par exemple..

Le storyboard complet

Pour réenregistrer ensuite notre projet sur le camescope (le principal avantage du DV) il faut déjà créer le fichier dans la rubrique vidéo. Ensuite sur la fenêtre de visualisation, il suffit de faire lecture, et l'on envoit l'image sur le camescope. On appuit ensuite sur le boutton record de celui-ci, et voilà notre camescope est tranformé en magnétoscope... L'image n'a pas perdu une goutte de sa définition, une qualité quasiment équivalente au DVD.

Finalement, on obtient un fichier AVI source, sur lequel est venu se copier le fichier final. On occupe donc de la place inutilement avec le fichier source. Il est donc venu l'idée de créer un fichier source très petit en taille, mais en ne perdant pas de qualité vidéo lors du rendu final: c'est le Smart Capture

III. L'acquisition en Smart Capture

C'est un mode de capture qui permet de stocker environ 1 heure de vidéo pour seulement 150Mo occupés sur le disque dur (en 180x144 compressé en Indeo Video5). Le nom "smart" n'est donc pas usurpée. Pour les non anglophiles smart veut dire intelligent. Pendant l'enregistrement, le logiciel repère où l'on enregistre notre vidéo. On effectue le montage normalement, puis le rendu. Mais comme il n'y a pas de vidéo source, Studio effectue lui même la recherche des scènes puis les enregistre sur le disque dur. Les effets de transitions sont copiés sur des fichiers à part. On gagne ainsi une place précieuse, mais en perdant un peu de temps ( c'est à dire la durée du film que l'on acquiert en fait! ).
Pour ce qui est de la destination finale de la vidéo, elle est exactement la même que pour le mode de capture normal. On peut soit activer la sortieDV, soit enregistrer le fichier en Avi, Mpeg1 ou en RealPlayer.

Recherche des scènes sur le camescope

Enregistrement du fichier DV sur le disque

Opération terminée

V. Conclusion

Le prix public de la StudioDV est de 990F. On la trouvera pour moins chère dans le commerce (de l'ordre de 900F). Par rapport à sa concurrente directe (la DV Action), les deux cartes se valent. Certes la carte d'HERCULES est moins chère, environ 200F, mais c'est coté logiciel d'acquisition, que la Pinnacle se démarque .En effet la fonction Smart Capture est très intéressante, de même que la détection automatique des scènes. Pour ceux qui ont la chance d'avoir un camescope dont le DV-in est actif, ces petites cartes sont vraiment de petites merveilles étant donné le rapport prix/qualité rendu. En ce qui me concerne, la StudioDV est devant la carte d'Hercules, grace surtout à son logiciel Studio.

Tom

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